1)
a
et b. Amine Jaafari est le narrateur. Il est un chirurgien vivant à Tel-Aviv,
naturalisé israélien, mais d’origines palestiniennes. On découvrira au fur et a
mesure du roman qu’il est l’époux de Sihem, la kamikaze qui s’est fait explosée
dans un restaurant de « fastfood » a Tel-Aviv. Etant donné qu’Amine
Jaafari, le protagoniste, est l’époux de Sihem la kamikaze, on va être amenés a
découvrir ses pensées. De même, il est d’origine palestinienne mais est
naturalisé israélien et vis a Tel-Aviv, ce qui montre qu’il va avoir un point
de vue modéré, puisqu’il n’a pas une position extrémiste.
2)
a. les paroles
d’Amine Jaafari, le protagoniste, traduisent son état de choc et
d’incompréhension après avoir su que c’est sa propre femme qui est la kamikaze.
En effet, il essayait de trouver des réponses a ses doutes, et a ses questions.
Comment sa femme pouvait-elle sacrifier sa vie pour une mort
« atroce » ? Les mots employés par Amine comme : hallucination,
fantasme, barbarie… montre le fait qu’Amine reste totalement contre l’acte
commis par sa femme. Bref, il trouve cet acte totalement absurde. b.
À la suite de notre lecture, nous pouvons expliquer le geste de Sihem, comme un
acte montrant son patriotisme. Pour elle, elle ne voyait pas d’intérêt a vivre
heureuse sans une patrie, ou a vivre heureuse en sachant que les gens de son
pays déchiqueté vivent misérablement. Elle a donc sacrifiée sa vie pour son
peuple, pour son pays.
c. Le personnage de Sihem
et son suicide incarnent la vision de plusieurs palestiniens patriotes qui
vivaient pour l’amour de la patrie perdue, et étaient prêts à sacrifier leurs
propres vies pour avoir cette patrie de nouveau.
3) a. La quête su narrateur
tout au long de l’histoire était d’essayer de comprendre l’acte de sa femme. De
même c’était aussi une quête cherchant à connaître sa propre identité. b.
Si on considère L’Attentat
comme un parcours initiatique, on dirait qu’Amine a appris de nombreuses
choses a l’issu de son parcours, dont : l’amour pour la patrie et le
patriotisme. Il a appris a aimer son peuple et son pays, de même il a appris a
aimer sa famille en Palestine qu’ils avaient longuement ignorés. Plus important
encore, il a appris que tout le monde a des secrets qu’il ne révèle
certainement pas, comme celui de sa femme.
4) a. La mort d’Amine représente le conflit
israélo-arabe, et le cycle continuel des attaques des deux rivaux l’un sur
l’autre. La mort d’Amine représente aussi le fait que beaucoup de personnes
sont victimes de ce conflit, sans avoir aucune relation avec cette rivalité
entre les deux partis. Enfin, cette mort symbolise aussi la difficulté d’avoir
un accord entre les deux ou de parvenir a une solution puisqu’on ne peux que
répondre avec la violence, contre la violence.
b. Cette fin est efficace dans la mesure où elle
ne montre que la réalité des atrocités résultant du conflit, et de la perte de
la patrie. Cette fin permet aussi de montrer le destin de la majorité des
palestiniens qui meurent chaque jour, sans avoir un rôle dans tous ce qui se passe
autour d’eux. De même, cette fin ressemble beaucoup au début du roman avec un
attentat et la mort de plusieurs victimes innocents, ce qui renforce la
continuité.
5) Nous pouvons mettre en parallèle le
prologue et l’excipit, dans la mesure où les deux sont similaires. En effet,
l’ouvre commence par un flashback, montrant la mort, et en parallèle, le roman
se termine avec l’excipit montrant la mort d’Amine. Enfin, nous pouvons dire
que ce parallélisme a comme but de montrer le conflit israélo-arabe et sa continuité.
On peut dire qu’il s’agit d’une structure cyclique.
6) Le thème de l’incompréhension, est un des
thèmes principaux du roman de Yasmine Khadra. En effet, ce thème commence a
avoir une ampleur dan le roman dès, le moment où Jaafari apprends l’acte commis
par sa femme Sihem. Il commence donc a se questionner infiniment sur l’acte de
Sihem, de même, il ne comprenait pas pourquoi voudrait-elle sacrifier sa
vie ? A quoi pensait-elle ? de nombreuses questions commencèrent à
envahir le cerveau d’Amine, et il décida aussi de se mettre a la recherche de
son identité perdue, grâce a l’incompréhension.
7) Selon moi, l’auteur veut faire passer
plusieurs messages importants. Tel que, faire passer le message de l’atrocité
du conflit israélo-arabe, et le message de l’extrémisme. De même, l’auteur se
mis dans la peau de Jaafari, qui est un palestinien naturalisée israélien, ce
qui va permettre a Khadra d’avoir un point de vue plus centralisé sur la
situation. Plus important encore, l’auteur voulait faire passer le message
soulignant l’importance de la patrie et son influence. Il veux aussi faire
ouvrir les yeux du monde sur ce qu’on choisit ne pas voir, ou ne pas comprendre
comme les attentats et les raisons pourquoi ils sont commis.
8) Le roman se termine avec cette dernière
phrase pleine d’espoir, dite par la voix du père d’Amine du paradis. Amine
entends donc les paroles de son père, en mourant « et s’élance vers le
ciel, emporté par la voix de son père : » et en montant vers le ciel. En effet, nous pouvons dire que cette phrase du père d’Amine est
pleine d’espoir et est en contraste avec le roman tragique. On peut dire que
ces paroles donnent espoir aux palestiniens qui ont tous perdus, et les
réconfortent en disant a la fin qu’ils leurs restera toujours leurs rêves pour
réinventer le monde qu’on leur a confisqués ; qu’il faut toujours
continuer de vivre et d’affronter même s’il ne leur reste plus rien. Enfin, terminer
l’œuvre pleine de tragédie de cette manier donne espoir aux palestiniens et les
réconfortent en leur disant qu’ils pourront toujours réaliser leur rêve, et
avoir une patrie, malgré toute circonstance.
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