vendredi 29 novembre 2013

Passage des Miracles de Naguib Mahfouz - Chapitres 15 a 18


Chapitre 15 :

Discussion entre saneyya affifi et Oum Hamida :
Raconte la nouvelle de mariage de Hamida, qui chagrine Sanneya
Oum hamida discute donc de L’homme qu’elle a cherchée pour Saneyya
Saneya court apres ses propres benefices,
On remarque l’echange d’interets entre les deux femmes
Pourtant les deux femmes ne se sentent pas completement a l’aise :
Sanneya etait «  partagee entreune certaine crainte envers oum hamida, et un sentiment d’amtiee a son egard » pg 176
Oum Hamida (commérages
Les vrais sentiments des deux femmes sont masquees, c’est la fausse intimitee :
«les deux femmes s’embrasserent chaleureusement- ou bien firent mine de s’embrasser ainsi- » pg 175 
(invoquent des benedictions), atmosphère sordide : cacherie, négative
Sanneya doute de sa reputation , son pretendant est plus jeune qu’elle
Text descriptif, devoile les sentiments des personnages
Champ lex de joie : « une joie indescriptible » de mme sanneya pg 175
Themes : opportunisme : chacun cherche ses propres avantages
Hypocrisie = fausse intimité
« Le marriage a lui seul donne vie aux os fletris et ressucite les corps engourdis » = contradiction avec tous les cas de mariages de l’impasse
« Que vont dire les gens demain ? –Mme affifi » pg 183 = qu’en dira –ton

Montre photo de Ahmad Effendi Talbat, un fonctionnaire de 30 ans, qui travaille dans le département de la police , et vient d'une bonne famille. Bien qu'il soit intéressé par le mariage, il a demandé à voir d'abord une photographie de Mme Afify , et il s'attend aussi à Mme Afify de payer la dot elle-même. Bien qu'il irrite son instinct avare, cette demande n'est pas exactement une surprise pour Mme Afify . Elle trouve une photographie prise d’elle depuis longtemps, et l’offre à Umm Hamida.


Chapitre 16 :

(Ce chapitre se déroule au cours de la nuit, on sait donc que quelque chose va se passer, et déjà puisque c’est la nuit ca fait allusion a Zayta) Chapitre focalisé sur Zayta
Une nuit, Zayta rencontre un , éminent homme de grande taille qui prétend qu'il est un mendiant sans succès. Zayta décide qu'au lieu d'essayer de paralyser cet homme, il va lui apprendre à apparaître comme un noble connu des temps difficiles . Zayta estime que cette frappe la pitié d'une personne plus efficacement qu'un handicap physique, affirmant que «la dignité est la meilleure des infirmités» (127). = se compare au médecins (fierté)

Après la réunion, Zayta voit Husniya seul dans la boulangerie, et il essaie de discuter avec elle. Il est attiré par elle, et suggère que son mari est dégoûtant et répugnant, en espérant que ses coups physiques suggèrent qu'elle ressent la même chose . Toutefois, elle insiste sur le fait que Gaada est de loin supérieure à Zaita «  un ongle de Gaada vaut plus cher que ton cou », fidèle à son mari. Malgré sa maltraitance pour son mari, elle l’aime
Zayta essaye de s’approcher de Houssniya


L’auteur se focalise sur Zayta, Renforcement  du caractère malfaiteur de Zayta, zayta symbole des vices de la societe (rusée, langue vipère, malin) rythme saccadée, langue vipère 
 (ne se contente pas des infirmitees, son metier, mais aussi desir sexuel pg 195, immoral, sans meme des valeurs minimes)
Champ lex de la violence, suite aux actes et comportement de Zayta envers Housniyya, lorsqu’il essaya de devoiler ses jambes : « brusquement, violamment, muggissement, tordis » Il dépasse les limites en essayant d’harasser Houssneya, où cela est hors tradition (+ ne respecte pas les traditions comme les habitants de l’impasse)

Texte descripitif, devoile pour la premiere fois sentiments de Zayta qui semblait au paravant comme un etre sans sentiments, mais ici il parait avoir de la sensualité « pg 187 exprimer son admiration secrète et par amitié pour elle »
Change de caractère avec elle (2 faces, hypocrisie) attitude diff avant et après la rencontre de Houssneya ! «  il se dit a lui même : « Mon Dieu ! Détourne nous de ta colère et ta haine ! », Puis repris sa réplique avec « beaucoup d’amabilité » + pg 190 = sensualité



Chapitre 17 :

Un jour, Umm Hamida rends visite a Selim Alwan pour acheter des marchandises, et il lui demande à s'asseoir avec lui.
Il se débat entre sa passion et sa responsabilité, et a décidé de demander la main de Hamida (= purement sexuel). Après avoir rappelé que sa femme n'approuve pas son repas aphrodisiaque, il déclare son intention de la dame.
Umm Hamida est choquée, surtout parce qu'ils ne sont pas de la même classe que Salim Alwan. Puis  elle se souvient que sa fille est déjà fiancée à Abbas.. Salim Alwan est furieux d'entendre ces nouvelles, sachant que sa proposition pourrait faire de lui l'objet de commérages, peur des Qu’en dira-t-on ? (Thème des rumeurs et commérages) renforcée par l’usage des mots : mauvaises langues, railleries, sarcasmes, respecte les traditions


Chapitre 18

Après avoir quitté le bureau de Salim Alwan, Umm Hamida se déchire sur l'avenir de sa fille. D'une part, Hamida est chanceux d'avoir attiré l'attention d'un tel homme riche, mais d'autre part, l’engagement d’Abbas a été déclaré officielle quand ils récitaient ensemble sur le Coran.
Hamida est complètement choquée d'apprendre aux nouvelles, figure de style : « le cœur d’Hamida battit avec violence et ses yeux s’allumèrent »  métaphore évoquant la joie, en comparaison avec son indifférence avant que sa mère annonce la nouvelle.pg 209 dégout envers Al-Helou

 Elle pousse en colère contre Abbas, qu'elle considère désormais comme un moyen de dissuasion vers un avenir prospère.
Les femme sont en conflit, alors Umm Hamida visite Radwan Hussainy pour obtenir des conseils : « Hamida ne doit pas rompre les fiançailles à moins que Abbas devait revenir sans le sou. » (= importance de la religion dans la vie courante), mais Hamida, plutot rebelle dit a sa mère «  laisse les dirent ce qu’ils  voudrons » = sur les gens, pas peur des qu’en dira –ton, se détache des traditions de plus en plus
Hamida est outrée que Radwan Hussainy a son mot à dire sur son mariage, et elle fait rage autour de lui que «Dieu n'aurait pas pris tous ses fils " s'il était en effet si sage (146) (insiste sur le mauvais caract de Hamida).
Hamida insiste sur le fait qu'il n'y a pas d'entente officielle de mariage, et alors elle peut faire ce qu'elle veut. Après un autre argument, Umm Hamida confirme le nouvel engagement avec Salim Alwan. Cependant, quand elle arrive à son bureau, elle apprend qu'il avait subi une crise cardiaque massive au cours de la nuit précédente.




Analyse:

Religion et mariage jouent un grand rôle dans cette partie. Nous voyons un caractère infaillible soi-disant, Salim Alwan, abattu à la suite d'une crise cardiaque massive.
 Le temps de la maladie d'Alwan est intéressant, compte tenu de sa récente débauche vers Hamida. Les deux parties se sont rendus coupables de tromperie dans cette relation. Salim Alwan est certainement conscient à un certain niveau que son désir de Hamida est purement sexuelle, admet-il à lui-même dans les chapitres précédents. Néanmoins, il trouve enfin un moyen de le rationaliser en voilant la luxure sous prétexte de mariage.

 La crise cardiaque de Salim Alwan est sans doute le résultat de son angoisse et de culpabilité, ce qui suggère que la foi religieuse peut avoir le pouvoir à la fois à tromper et à punir. Il raconte à Om Hamida qu'ils voulaient l'engagement, mais que «Dieu a voulu autrement. » reference encore au theme de religion et de mariage





Thèmes :

Opportunisme => Oum Hamida et sa fille, elle lui-dit sur selim alwane «  le proprietaire d’une fortune que la mer n’epuiserait pas »


Religion - Traditions :

Oum Hamida, qui demande conseil a Ridwane concernant le marrigae de sa fille.
Cependant, chaque personnage est contraint d'équilibrer ses décisions éthiques contre le code de l'Islam. Réciter sur le Coran a une signification spéciale pour Umm Hamida, et si elle est prête à ignorer l'engagement de Hamida à Abbas, elle doit affronter la signification religieuse.

Mariage :

Mariage dans le monde de l’impasse est principalement transactionnel, et non pas personnel (= référence a la culture), on parle des qu’en dira t-on (Selim, Sanneya, Oum Hamida)
 Pour une femme, le mariage est le principal moyen d'assurer un avenir. C'est pourquoi Hamida rebondit entre tant d'affections et des engagements, avec Abbas et Salim Alwan. Pourtant, la situation de Mme Saniya Afifi expose la complication du mariage. Même si elle sait que cela pourrait signifier la fin des travaux et la fortune de sa vie, elle n'a pas d'option pour la compagnie en dehors de celui-ci (de peur qu'elle soit jugée une femme mauvaise), et ainsi décide finalement de trouver un mari. Le roman critique la construction sociale du mariage
Mariage représentée négativement : assouvissement du désir sexuel, ou ascension social,
Tous les mariages présentés (pas, on compte sur l’apparence)
Ce qui montre la superficialité de  et traditions égyptiens (mariages arrangés, et le métier de marieuse Oum Hamida)

Récapituler : thèmes d’opportunisme, immoralité, religion et mariage !!
+ Vices de la société (Zayta / Karcha)
Zayta : langue vipère … etc. 

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